On nous apporte à Nice des tapis dont on croyait qu'ils étaient perdus. Neuf fois sur dix ils ne le sont pas : ce qui manque se retisse, à condition d'intervenir avant que la chaîne ne cède sur toute une passe.
Nice cumule l'air marin, le soleil rasant des façades sud et de longues absences en résidence secondaire : trois ennemis silencieux de la laine et de la soie.
À Carré d'Or, immeubles de standing et paliers moquettés : les pièces y sont grandes, souvent posées depuis des décennies au même endroit, et c'est presque toujours par les lisières et les têtes que le tissage commence à céder. Cimiez nous envoie surtout des tapis de famille — villas Belle Époque et escaliers en bois — où le désordre est ancien et localisé : un angle, une frange, une brûlure de cheminée. Du côté de Le Port, appartements anciens aux parquets d'origine. Les tapis y prennent le passage plus que la lumière, et l'usure se lit d'abord au centre, là où l'on marche.
Les intérieurs changent d'un quartier à l'autre, et cela change la façon dont un tapis
s'use. Carré d'Or — immeubles de standing et paliers moquettés. Cimiez — villas Belle Époque et escaliers en bois. Le Port — appartements anciens aux parquets d'origine.
Nous passons à Nice toutes les semaines : les enlèvements y sont groupés, ce qui explique que le déplacement ne vous soit jamais facturé.