Retisser, ce n'est pas rapiécer. Les pièces que nous recevons à Lyon portent souvent une réparation antérieure — un morceau collé au dos, une frange cousue à la machine — qu'il faut déposer avant de pouvoir travailler proprement.
Lyon, ville de la soierie, a une tradition textile qui se retrouve dans ses intérieurs : les tapis y sont nombreux, souvent anciens et souvent en soie.
Du côté de Presqu'île, immeubles bourgeois et escaliers moquettés. Les tapis y prennent le passage plus que la lumière, et l'usure se lit d'abord au centre, là où l'on marche. À Ainay, appartements anciens à hauts plafonds : les pièces y sont grandes, souvent posées depuis des décennies au même endroit, et c'est presque toujours par les lisières et les têtes que le tissage commence à céder. Brotteaux nous envoie surtout des tapis de famille — étages familiaux et grands paliers — où le désordre est ancien et localisé : un angle, une frange, une brûlure de cheminée.
Les intérieurs changent d'un quartier à l'autre, et cela change la façon dont un tapis
s'use. Presqu'île — immeubles bourgeois et escaliers moquettés. Ainay — appartements anciens à hauts plafonds. Brotteaux — étages familiaux et grands paliers.
Nous passons à Lyon toutes les semaines : les enlèvements y sont groupés, ce qui explique que le déplacement ne vous soit jamais facturé.