Une tapisserie accrochée à Lyon passe sa vie à porter son propre poids. Ce n'est ni la lumière ni la poussière qui l'abîme en premier : c'est la traction permanente sur la trame.
Lyon, ville de la soierie, a une tradition textile qui se retrouve dans ses intérieurs : les tapis y sont nombreux, souvent anciens et souvent en soie.
À Presqu'île, immeubles bourgeois et escaliers moquettés : hauteur sous plafond et murs anciens, exactement le contexte où l'on accroche encore des tapisseries — et où l'humidité du mur les fatigue par le bas. Ainay — appartements anciens à hauts plafonds. Les pièces y sont souvent en place depuis longtemps, accrochées à quelques points, et c'est le poids mal réparti qui les déforme. Du côté de Brotteaux, étages familiaux et grands paliers. Les verdures et les scènes de chasse y sont fréquentes, et la première intervention utile est presque toujours un dépoussiérage.
Les intérieurs changent d'un quartier à l'autre, et cela change la façon dont un tapis
s'use. Presqu'île — immeubles bourgeois et escaliers moquettés. Ainay — appartements anciens à hauts plafonds. Brotteaux — étages familiaux et grands paliers.
Nous passons à Lyon toutes les semaines : les enlèvements y sont groupés, ce qui explique que le déplacement ne vous soit jamais facturé.